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Tickoprint TA Transistor- chronocomparateur

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Appareil : Tickoprint TA Transistor, Chronocomparateur (régleur de montres mécaniques) et son capteur
Date : vers 1960
Type : Tickoprint TA transistor
Marque : Bandelin Electronic KG

Présentation

Le Tickoprint TA Transistor est un chronocomparateur destiné au réglage des montres, en particulier, des montres mécaniques. Il est proche du Vibrograf B200 dans son principe mais sa fabrication est de qualité nettement inférieure.

Le réglage consiste s'assurer de la régularité de la montre et à détecter certains défauts mécaniques grâce à un affichage graphique. Cet affichage se fait via une imprimante sur un rouleau de papier qui se déroule au fur et à mesure de la détection des "tic" et des "tac" de la montre à régler. Comble du raffinement, l'horloger est en mesure de donner le résultat à son client, démontrant ainsi le travail qu'il a effectué.

L'appareil présenté appartenait à l'horloger de la ville ou j'habite. Il n'avait probablement jamais été utilisé depuis son achat d'occasion dans les années 1970. Il m'a été prêté pour révision et restauration.

Une question que peut se poser l'horloger amateur ou professionnel concerne l'utilisabilité d'un tel appareil dans les années 2020.

Disons le tout de suite, ce type d'appareil est hors d'âge du point de vue des performances. En 2020, on trouve des chronocomparateurs pour des prix très abordables (150€) qui sont plus simples à utiliser et plus précis. La seule partie de l'appareil qui est encore d'actualité est le capteur.

Et si vous êtes un peu bricoleur, vous pourrez construire pour quelques dizaines d'euros un chronocomparateur comme ceux présentés sur ce site. Voir en particulier les chronocompareurs de ma conception PC-RM1 et PC-RM3.

Toutefois, cet appareil est un témoin intéressant des possibilités techniques des années 1970. Comme il est proche du Vibrograf B200, je ne vais pas refaire l'explication de son principe ici. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à consulter cette page.

Construction

La construction du Tickoprint TA Transistor est correcte sans plus. Elle est typique des fabrications allemandes de cette époque : complexe et donc difficilement réparable. Le Vibrograph 200 est de ce point de vue beaucoup mieux étudié.

Sinon, le choix d'une imprimante comme moyen d'affichage peut surprendre. En pratique, il s'agit de la seule solution viable de l'époque, sauf à avoir un appareil encore plus volumineux, d'une complexité et d'un coût qui aurait été prohibitifs (tube cathodique à mémoire, ou mémoires électroniques de 256x1 bits qui venaient d'apparaitre). Avec l'imprimante, on dispose d'un moyen d'affichage compatible avec la rapidité du signal à analyser (assez lent) et d'une capacité de mémorisation qui n'est limité que par la longueur du rouleau de papier, le tout pour un coût très modeste.

Ci-dessous, quelques vues de l'appareil avant et après intervention :

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L'intérieur avant démontage et nettoyage

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Le capteur orientable

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Le capteur orientable

Démontage

L'appareil n'est pas simple à démonter car à la différence du Vibrograf B200, les cartes électroniques sont reliées entre elles par des fils volants.

Pour ce qui me concerne, je n'ai fait que le minimum pour le remettre en marche. Par chance, l'électronique était globalement en bon état et les condensateurs chimiques ne présentaient pas de faiblesse apparentes. Par contre, l'appareil présentait plusieurs faiblesses mécaniques dont une bloquante :

Ce problème mécanique limitait considérablement l'intérêt d'une révision complète. De plus, le ruban encreur est un modèle très particulier et il était lui aussi en très mauvais état.

En résumé, suite à intervention, l'appareil fonctionne mais le papier n'avance pas.

Mais au fait, comment ça marche ?

Le principe général est le même que celui du Vibrograf B200 que je vous invite donc à consulter.